[Zoom] Cook Islands : trésor caché du Pacifique 

Embarquement immédiat pour quinze petites îles paradisiaques perdues au milieu de l’océan Pacifique ! Avec seulement 50 000 visiteurs par an et aucun énorme complexe hôtelier, les îles Cook sont un écrin rare et sauvage encore préservé de la foule touristique. Au menu : cocotiers, poissons multicolores, plage de sable blanc, …

 

Cook islands - Rarotonga

Je quittais alors Los Angeles pour la Nouvelle-Zélande, 14h de vol au dessus du Pacifique, quand je me suis dit que c’était l’occasion rêvée de s’arrêter sur une de ces charmantes petites îles, copies du paradis selon les spots et reportages qui peuplent nos postes de télé. L’occasion de tester cet Eden ! Après 5h de vol depuis Auckland, j’accédais à ses portes … de nuit ! La surprise sera pour le lendemain matin, lorsque je découvrais enfin ce qu’était une île paradisiaque.

 

Roche volcanique

18 000 âmes peuplent une superficie grande comme l’Inde (mais il y a beaucoup d’eau …), coincée entre la Polynésie française et les Fidji. La température journalière y oscille entre 20 et 28°C. Excepté entre Décembre et Mars – période des cyclones et de l’humidité – le soleil est au rendez-vous. L’île-capitale sur laquelle je me trouve est Rarotonga. Un rond dans l’eau d’une trentaine de kilomètres de circonférence. Sur sa périphérie : des plages de sable blanc surplombées par des cocotiers chargés de leurs fruits qui ne demandent qu’à être cueillis … Le mieux est d’attendre que la noix de coco tombe finalement ! Le sable plonge dans une piscine maritime : eau salée d’un bleu transparent à 24°C. Au loin on aperçoit une ceinture de coraux morts qui protège le lagon des courants peut être plus froids du Pacifique. Au centre de l’île : une végétation luxuriante portée par des sommets de vieux volcans endormis d’où est tombée la roche noire que l’on croise sur les plages de temps à autres. Il y a des fleurs de toutes les couleurs, des arbres chargés de fruits exotiques en libre service – bananes, mangues, noix de coco, etc. -. Côté faune, on trouve des bébêtes qui ressemblent à des gecko ou des salamandres, des poissons de toutes les couleurs comme si on avait trouvé la maison de Nemo, des oiseaux, …, des moustiques !! On vous conseillera peut-être, afin d’éviter les piqûres, de manger l’infâme mélasse chouchoute des Anglais : la Marmite (prononcée Marmaïte)  … Finalement je préfère être le garde-manger de ces moucherons. Et aucun animal dangereux ! Pas d’araignées ou de serpents tueurs ! En un mot : pa-ra-dis !

 

Régime de bananes

L’unique ville (village ?) est Avarua. Celle-ci abrite l’aéroport et les quelques boutiques de l’île. Il n’est pas rare de tomber dans une des rues sur la bicoque d’un ministère … Quatre planches de bois et un bout de tôle en guise de toit : ici on vit dehors toute l’année ! On y trouve quelques restaurants, des boutiques de vêtements et souvenirs, un petit supermarché aux prix raisonnables pour les produits locaux (et exorbitants pour les mets importés), un poissonnier qui ravirait Cétautomatix puisque sa pêche est fraîche du jour, puis des bijoutiers spécialisés dans la production locale : la perle noire. On y vit tranquillement. Peu de voitures circulent. Ici le scooter est roi ! Ou la marche à pieds ou bien encore « la navette », un bus faisant perpétuellement le tour de l’île.

Activité du jour : le ramassage des noix de coco ! On en trouve des fraîchement tombées chaque matin au pied de son créateur. Il faut dans un premier temps enlever la couche fibreuse qui la protège avant d’accéder à la dite noix de coco telle qu’on la trouve dans nos hypermarchés. Pour cela plusieurs solutions : s’installer sur la plage et inciser la bête sur l’arrête tranchante d’une roche volcanique qui traîne dans le coin ; la version locale demande plus d’équipement puisqu’ils utilisent un pieu enfoncé profondément dans la terre ; enfin ma préférée est celle du retraité anglais rencontré à l’aube du premier matin, qui en a fait un jeu avec son chien, l’animal se fera une joie d’aller chercher la noix tout en la dépiautant entre chaque lancé ! Votre trésor enfin récupéré, tout d’abord faites un trou dans l’oeilleton le plus tendre pour extraire le jus. Puis armez-vous d’un grand couteau ou d’une machette dont vous emploierez le contre-tranchant (la partie non aiguisée) pour taper uniformément tout autour de la noix jusqu’à entendre un son creux et voir sous vos yeux ébahis votre trésor s’ouvrir en deux ! Il ne reste plus qu’à la déguster  ou la mélanger avec les ingrédients du repas.

 

De belles fleurs

Plein d’énergies, il est temps de faire du sport ! On enfile le masque et le tubas sans oublier les chaussons en néoprène afin d’éviter les piqûres de certains poissons camouflés en caillou et qui recèlent des aiguilles douloureuses. C’est parti pour le snorkelling ou comment passer des heures, les fesses en l’air et la tête dans l’eau, à observer des poissons de toutes les couleurs et de toutes les formes naviguant entre les roches sous-marines ! Je ne m’en lasse pas de tant de diversité ! Ca change des carpes de nos rivières. Les plus malins auront évidemment pensé à mettre de la crème solaire dans le dos et derrière les jambes … Après la découverte de la faune, rien de tel que de buller sur le sable chaud en piquant une tête de temps en temps. Tiens, comment il était déjà ce poisson ? Allez on retourne plonger !

Passés plusieurs jours de ce train-train tranquille et ô combien reposant, vous aurez sans doute envie de changer d’activité. Pourquoi ne pas découvrir le lagon en canoë. D’autant qu’il y a 2 petits îlots déserts qui vous narguent depuis votre arrivée et vous n’aviez pas osé nager jusque là. Qu’à cela ne tienne, pour 5€ la journée vous êtes maître de votre embarcation. Au programme : tour des îlots, ramassage de noix de coco, pique-nique sur la plage, découverte de restes de bateaux (!?) et snorkelling local pour observer de nouveaux poissons ! Envie d’autre chose pour les jours suivants ? Le tour de Rarotonga en scooter avec la chance peut-être d’observer une baleine au loin. Si vous décidez d’emprunter les sentiers qui s’échappent de l’unique voie goudronnée, vous tomberez sans doute sur un arbre à fruits, un enclos à cochon ou des poulaillers. Il existe également des sentiers de randonnée menant au coeur de l’île pour jouer à Robinson Crusoë. Vu la faible fréquentation, il peut être nécessaire d’emprunter une machette pour tracer son chemin dans la végétation et atteindre les sommets. Enfin il reste la balade en bateau en plein océan, la plongée sous-marine (avec des bouteilles cette fois-ci), les barques à fond transparent pour découvrir le lagon, passer son permis (quelques dizaines d’euros et obligatoire pour toute location) etc. Moi, je suis finalement revenu au snorkelling, à observer les poissons !

 

Sable blanc ...

Je ne peux finir cet article sans vous parler des charmants autochtones qui ont oublié le temps : ici il ne s’écoule plus ! Chacun va à son rythme et prendra le temps de discuter. Et les occasions ne manquent pas puisque l’occupation nationale est d’installer un stand débordant de fruits frais au bord de la route. Un moment pour papoter vu que de toute façon vous êtes le seul client. Vous pouvez également rencontrer les vendeurs de perles qui vous présenteront avec passion leur bijou et toutes les différences entre chacune d’elles. En soif de nouveauté ? Essayez l’hamburger à la betterave de Kaï Kaï Time. Envie d’une soirée romantique ? Cocktails et dîner aux chandelles sont proposés au Rarotonga Sailing Club. J’oubliais : la monnaie nationale est basée sur le dollar néo-zélandais, mais certaines pièces aux formes curieuses sont spécifiques à l’île. Vous pouvez commencer une nouvelle collection ou tout simplement penser à écouler toute la monnaie avant le départ. Question hébergement il y a de tout. Je suis descendu dans une charmante petite Guest House à 20 mètres de l’une des plus belles plages de Rarotonga : Aremango. Pour 30€ la nuit, une chambre double était à ma disposition. La cuisine était très bien équipée avec de grands frigos, les sanitaires propres, la bibliothèque remplie de bouquins dont certains spécialisés sur les îles Cook et un coin télé pour les (rares) jours de pluie avec quelques bons DVD.

Huit jours se sont écoulés déjà. Il est temps de rentrer. Huit jours sans que je ne me lasse de me prélasser sur la plage et de plonger dans les eaux turquoises et azurées. Une envie d’y retourner est là, au fond de moi ! Je croyais le paradis surfait … Finalement c’est un surnom parfait !

Une petite vidéo en prime : dans le lagon de Rarotonga !

 

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4 commentaires
  1. will says:

    ces îles donnent envie!! j’ai tout le temps envie de voyager et votre article m’a donné une nouvelle idée de destination ;)
    Il me faudra juste un peu de temps pour économiser assez pour me rendre au milieu du pacifique :)

  2. Blanchard says:

    Vous êtes partis avec qui??^^

  3. FEVE says:

    Votre site est blufflant ! que d’infos ! Félicitations !
    C très détaillé, il y a des choses que je n’aurai jamais imaginé ! Merci d’avoir pris le temps de faire ce blog.

    • Bastien says:

      Merci pour votre message ! J’essaie de partager mon expérience avec les autres voyageurs : sait-on jamais, si ça peut servir ! Et pour ceux qui préfèrent rester au chaud, j’aime penser que cela leur permet de voyager virtuellement !

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