Quel permis pour conduire à l’étranger ? 

Tout conducteur français a normalement dans sa poche ce petit papier rose qu’est le permis de conduire : sésame qui nous autorise à rouler sur les routes de France. Mais qu’en est-il à l’étranger ? Pouvez-vous conduire dans tous les pays avec un simple permis français ?

En Europe

Le cas le plus simple : vous pouvez circuler sans restrictions dans tous les pays de l’Union Européenne et de l’Espace Économique Européen avec votre permis national en cours de validité ! Celui-ci est reconnu par convention.

Hors Europe

Dans les autres pays étrangers, le permis de conduire national peut ne pas être suffisant et doit alors être accompagné d’un permis international. En diplomatie étrangère rien n’est simple et bien des cas sont différents. Pour être sûr, renseignez-vous auprès de l’ambassade ou du consulat du pays concerné au sujet de la conduite avec un permis délivré en France et la nécessité d’un permis international.

En rouge, les pays où le permis international est recommandé

Le permis international

Le permis international est la simple traduction du permis de conduire national. C’est pour cela qu’ils doivent être toujours présentés ensemble (ou par sécurité, avec la photocopie de ce dernier) ! Il est délivré gratuitement pour une durée de 3 ans. Sauf particularité du pays visité, il permet la conduite des mêmes catégories de véhicules que celles validées sur le permis national.

Pour l’obtenir, rendez-vous en préfecture avec : 2 photos d’identité, une pièce d’identité et votre permis de conduire national. Le délai d’obtention dépend énormément des régions et cela peut aller d’une délivrance immédiate à plusieurs jours. Vous pouvez également demander à un tiers de faire la démarche à votre place ou bien encore de procéder à une demande par correspondance.

Le permis international est un carnet papier de couleur grise qui mentionne le droit de conduire. Ecrit en français sur la première page intérieure, il s’ensuit une succession de pages traduisant ces informations en anglais, espagnol, russe, allemand et arabe, permettant ainsi d’être lisible dans la plupart des pays du monde. Il autorise (s’il est accompagné du permis national) la conduite dans tous les pays ayant ratifié une convention internationale sur la circulation routière, notamment la Convention de Vienne de 1968 et à défaut celle de 1949.

Convention de 1968 (src: wikipédia)

Convention de 1949 (src: wikipédia)

Les cas particuliers

  • Dans certains pays, un permis local peut-être obligatoire. Ce fût mon cas dans les îles Cook, pour la location d’un scooter. Par chance mon permis A valait équivalence, sinon il y avait un petit examen à passer. Après les formalités et quelques NZ dollars en moins, j’ai obtenu mon permis de conduire des Cook Islands au format carte de crédit.
  • Dans d’autres pays, certaines catégories ne sont pas reconnues. Par exemple, pour rester dans le 2-roues, au Québec vous n’êtes pas autorisé à conduire une moto avec votre permis A, seul le B est reconnu.
  • Bien faire attention pour les plus jeunes à la limite d’âge. Par exemple aux États-Unis, il faut avoir bien sûr un permis valide mais être âgé également d’au moins 21 ans ! Parfois ce sont les loueurs de véhicule qui imposent une limite.
  • Pour les voyageurs et expatriés qui restent longtemps dans le même pays, vous devez vérifier la date limite d’utilisation d’un permis étranger. Après ce délai, il faut soit passer un examen de conduite soit demander un permis local par équivalence. Le bulletin officiel donne les conventions entre la France et les pays étrangers ; attention, parfois les accords sont différents à l’intérieur même d’un pays en fonction des régions. Par exemple aux USA la date limite est de 3 mois, au-delà il vous faut un permis local (suivant les états, vous devrez passer un examen) ; au Cambodge c’est 6 mois ; etc.

Dans la pratique

  • Je vous conseille de toujours avoir un permis international. C’est gratuit ! Ne prenez pas de risque et allez à la préfecture en faire la demande. N’oubliez pas qu’il doit toujours être accompagné du permis national (ou de sa photocopie dans les pays à risque).
  • Pour certaines destinations il est difficile de se renseigner. N’hésitez pas à demander aux autorités ou à vous faire une opinion sur les forums de discussion. Par exemple au Cambodge, d’après plusieurs témoignages, l’anarchie règne sur la route et le permis semble optionnel pour les 2-roues !
  • Si vous n’avez pas pensé à prendre votre permis international, même si ce n’est pas l’idéal, je serai enclin à vous recommander de ne pas trop vous inquiéter … Il n’est qu’une traduction du permis national et sauf à tomber sur un officier zélé, ça devrait passer. J’ai été contrôlé en Australie et le policier n’a demandé que mon permis national, malgré que l’international soit obligatoire. J’ai quand même fini par lui proposer la version traduite au bout de 5 minutes, le voyant lutter à déchiffrer le papier rose.
  • Le permis international ne sert a priori que pour les forces de l’ordre. Lorsque j’ai acheté des véhicules à l’étranger, on ne m’a rien demandé du tout. Et pour la location, seul mon permis national faisait office de document officiel.
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1 commentaire
  1. LABAY says:

    Pouvez-vous me préciser s’il existe une convention portant sur le permis de conduire entre l’Espagne et le Pérou ?
    Merci par avance.

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