L’autostop 

Le hitchhiking ou autostop est sans doute un le moyen le plus économique de voyager. Que cela soit en simple dépannage ou par une volonté forte de rencontrer l’aventure, votre pouce peut vous offrir des voyages inoubliables, moins pollueurs, socialisants et à moindre frais ! Revue des techniques de ce mode de transport érigé en art …

A l’occasion il m’arrive de prendre à bord des autostoppeurs en souvenir de mon jeune temps où j’usais de ce mode de transport. Avec peu d’argent en poche, il me permettait de réaliser de courts trajets et d’économiser le prix d’un billet de train. Puis, plus par goût de l’aventure et des rencontres que pour des raisons financières, j’ai couvert quelques grandes distances avec mon pouce : de Bergerac à Bordeaux, de Nantes à Paris et d’Angers à Dijon. Jusqu’au projet de réaliser le tour de l’Écosse en stop avec un ami en 2001 : en 10 jours, accompagnés de nos sacs à dos et d’une tente, nous avons arpenté le bitume des highlands à la découverte de ses paysage et de ses habitants. Bien que nous ayons raté quelques monuments mal placés sur notre trajectoire hasardeuse, laissée au bon vouloir de nos chauffeurs, nous fîmes des rencontres inoubliables avec des autochtones qui nous ont offert bien plus qu’une simple discussion : invitation à partager leur repas, dégustation de whisky, découverte de lieux hors des sentiers touristiques, etc. L’autostop, vecteur de rencontre et de partage, est sans doute le mode de transport le plus ouvert sur la vie locale !

A savoir

  • Le stop doit être pensé comme un voyage et non uniquement comme un mode de transport. La patience est donc de mise et il doit se réaliser sans contraintes temporelles.
  • Que cela soit par peur ou par manque de place, il est déconseillé de faire du stop avec de nombreuses personnes. N’imaginez même pas emmener vos 3 cousins et 2 petites soeurs à la plage en stop ! 3 personnes est un grand maximum, 2 étant plus raisonnable et seul étant parfait.
  • Pas question de faire votre déménagement en stop … Limitez les bagages à votre gros sac à dos !
  • Prévoir une solution de secours à tout : une tente si vous vous retrouvez de nuit en rase campagne ; de quoi manger et boire au cas où ; etc.
  • attention à la météo … Stagner sous la pluie, le pouce en l’air n’est pas le plus agréable (bien qu’il peut être un facteur favorisant le stop si on vous prend en pitié).

Faire du stop

  • Tout d’abord il faut trouver l’endroit stratégique. Choisissez un lieu où vous serez visible, où votre chauffeur pourra s’arrêter facilement et situé dans la bonne direction. Par exemple : après une sortie de rond-point, après un virage de campagne (laissez suffisamment de distance pour être vu sans danger), sur une aire de repos ou avant un parking de bord de route, après un carrefour, sur une bretelle d’autoroute, etc.
  • Sortez des villes, vous aurez plus de chance d’être pris. En ville tout le monde va n’importe où et la peur de l’autostoppeur est plus présente. C’est d’autant plus vrai dans les capitales. N’hésitez pas à prendre les transports en commun ou marcher pour gagner la sortie de la ville et les grands axes.
  • Demandez directement aux routiers et automobilistes dans les stations services des autoroutes par exemple.
  • N’oubliez pas de bien présenter et de vous vêtir convenablement. Mettez-vous à la place d’un conducteur et imaginez sa réaction en vous voyant. Attention : éviter de paraître sale est un avantage certain, mais être en costard au bord de la route est douteux … Il faut trouver le juste milieu : des vêtements avenants qui vous donnent un air sympathique. Le costume du randonneur fonctionne bien : sportif, dynamique, voyageur, etc. L’ajout du drapeau de votre patrie, cousu sur le sac à dos par exemple, aiderait grandement à l’étranger.
  • La position tenue peut aussi influencer. Sans se forcer à une discipline militaire, une personne avachie sur son sac, clope au bec, engage moins que la personne se tenant debout sans tabac (qui ne se ferme pas ainsi les conducteurs non fumeurs).
  • Il faut bien évidemment se signaler ! En France on tend le pouce mais cette règle peut être différente dans d’autres pays comme une simple main levée. Vous pouvez toujours troquer votre geste pour une pancarte. Pas de recette miracle ici : mettez votre destination finale ou le prochain village pour profiter du tout venant. L’originalité peut être gagnant : tendez un bouquet de fleur !

Sécurité

  • La règle d’or est « si vous ne le sentez pas, ne montez pas » ! Le conducteur vous paraît suspect, il y a de forts relents d’alcool dans l’habitacle, la voiture semble en très mauvais état ? Déclinez poliment l’offre de l’automobiliste et patientez un peu plus longtemps … en vie !
  • Si une seconde règle devait exister, ce serait de ne pas non plus tomber dans la parano : le risque zéro n’existe pas, quel que soit le moyen de locomotion ; il faut savoir être prudent et juger d’une situation sereinement sans s’imaginer le mélodrame typique du feuilleton du dimanche après-midi … Pour les quelques histoires sombres dont on entend parler, combien y-a-til d’expériences positives qui ne font pas parler d’elles ? Beaucoup, beaucoup plus !
  • Pour plus de sécurité il vaut mieux voyager à 2, mais cela peut réduire les chances d’être pris en stop. L’idéal étant d’être accompagné d’une présence féminine : un couple ou 2 femmes trouveront plus facilement que 2 hommes.
  • Au sujet des femmes, si vous souhaitez voyager seule, il faut bien évidemment être plus vigilante. Ceci dit ce serait dommage de ne pas profiter de ce moyen de transport. Il existe quelques astuces : envoyer à un proche par SMS la plaque d’immatriculation du véhicule dans lequel vous vous trouvez ; laissez sous-entendre à votre conducteur que vous êtes attendue à destination à un horaire défini par quelqu’un de très baraqué ;) ; ne pas porter de vêtements aguicheurs ; tout ce qui tombe sous le sens dans la vie chaque jour !
  • On évitera – dans la mesure du possible – le stop de nuit. Sinon privilégiez les routes passantes et bien éclairées.
  • Suivant les pays, les autostoppeurs sont plus ou moins acceptés, voire tolérés. Renseignez-vous bien sur la légalité et vos droits à utiliser votre pouce dans le pays de destination. En France il n’est pas permis par exemple de faire du stop sur la bande d’arrêt d’urgence d’une autoroute.

En route

Une fois à bord, à vous les joies du covoiturage et de la socialisation ! On sourit, on se détend, on sympathise et on lance les quelques sujets de conversation qu’on a en réserve. Le stop permet de faire des rencontres de tout horizon, de découvrir les autochtones, la vision qu’ils ont de leur pays, les trucs et astuces que eux seuls connaissent pour découvrir différemment la région, mais avant tout c’est une rencontre simple entre personnes, un moment de détente et de discussion.

Plus d’infos

  • Le pouceux est un site internet québécois, lieu de rencontre et de partage d’informations pour tous les routards francophones de la planète. Il est entre autres plein de conseils et de témoignages sur l’autostop (catégorie Transport).
  • Le dossier du Routard sur le stop.
  • L’encyclopédie internationale et en ligne des autostoppeurs : hitchwiki ! (il existe aussi wikitravel)
  • De nombreux blogs de voyageurs relatent des aventures ou des tours du monde en stop : le blog de Julien et Adrien ; le globe-stoppeur Ludovic ; celui de Jérémy ; le blog de Thomas
Suivez les commentaires de cet article avec le flux RSS 2.0
Ajoutez un rétrolien vers cet article depuis votre site.
1 commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *